«La nuit noire rend fantomatiques les formes et les contours des arbres décharnés. La lune est encore haute et baigne la canopée d’une lumière laiteuse. Le silence est total mis à part le craquement sec des feuilles mortes qui tourbillonnent au gré des caprices du vent. Pieds nus une jeune fille aux cheveux d’argent court à perdre haleine au cœur de la forêt dont l’obscurité estompe les couleurs et les ombres en une seule entité floue et gigantesque. Elle se dissimule derrière un chêne centenaire pour reprendre son souffle. Elle doit fuir, peu importe le lieu pourvu que personne ne la retrouve… »